samedi 5 août 2017

en quête de l'apn-compagnon

note: j'écris ce brouillon d'article rapidement, car il est référencé dans des fiches de vente de matériel, en particulier un ensemble Olympus E-P5.

mise-à-jour (13 octobre 2017): j'ajoute un paragraphe en fin d'article.

C'est l'histoire en cours et peut-être sans vraie chute du choix d'un appareil photo de promenade. Chacun pourra s'en inspirer, non pas que la démarche soit exemplaire, mais bien au contraire une suite de caprices, de mauvais choix et de renoncements. Peut-être à la fin le titre sera, ou pourra être comment promener partout son hybride, voire comment se passer d'un apn-compagnon.


Jusqu'en avril 2015, j'utilisais des hybrides NEX, modèles 3 puis 5N. Je me promenais avec au minimum le boîtier équipé de l'optique du jour, celle dont j'avais envie - ou besoin - , parfois un ou deux accesoires. Plus rarement, très rarement, un caillou supplémentaire dans le sac. En activité, je tenais l'appareil par l'objectif généralement protubérant sur le petit boîtier, de la main gauche, une dragonne fixée sur l'écrou de pied autour du poignet assurait contre la chute. Hors activité, l'appareil emmailloté dans un chiffon (t-shirt recyclé) passait dans le sac à dos.

J'ai ensuite fait l'acquisition d'un plein format A7R. J'ai continué à fonctionner de la même façon, avec l'inconvénient d'un appareil plus encombrant, moins discret, plus statutaire. En juillet 2016, j'ai fait un petit périple d'une semaine et 2400km en motocyclette (125cc). J'ai organisé au mieux mes impedimenta, l'appareil photo n'était pas accessible en dehors des bivouacs et arrêts un peu longs. Je dois quand même avouer qu'une tablette 12" à fonction cartographie et GPS aurait pu me permettre de faire des images à tout moment, je ne l'ai pas fait, c'est une erreur. Au retour, le NEX-5N ayant été revendu en l'état, je me suis mis en tête et en quête d'un appareil de poche, très disponible, produisant de vraies photos.

critères

Mes images n'ont pas de destination, leur justification est le plaisir de les réaliser - prise de vue et post-production -. Je n'avais donc aucune raison de me contraindre par des critères stricts. Néanmoins, j'ai essayé d'en dégager quelques-uns.
Le plaisir de la prise de vue imposait initialement un viseur, c'était non négociable.
Autre caractéristique impérative, la délivrance de fichiers raw.
J'avais envie de la contrainte d'une focale fixe, entre 28 et 45 mm (eq 24x36), mais j'acceptais d'avance un zoom standard (~3x, 4x) optimal vers les focales courtes.
Je n'étais pas opposé, bien au contraire, à une optique à forte personnalité; par exemple, sans aller dans les excès Lomo, une grosse perte de définition et de lumière en s'éloignant du centre.
J'avais très envie d'une vraie mise au point manuelle. En fait, j'avais envie de ce que j'avais déjà, un ancien 24mm f2.8 Olympus avec bague de mise au point qui coulisse comme papa dans maman, monté sur un APS-C.
J'aurais volontiers envisagé une forme de  stabilisation, idéalement via le boîtier. Mais j'envisage également de m'en passer.

Complètement à coté de cette recherche, j'avais dans un coin de la tête un Canonet chargé de Tri-X, ou un A40 (mon premier numérique, 2Mpx mais très agréable).
J'avais et j'ai toujours un fil de réflexion actif autour du téléphone portable. En promenade pédestre, urbaine ou plus rurale, ça ne me dit rien. En revanche, dans l'hypothèse d'une nouvelle balade motocycliste, en intégrant la fonction GPS, ...

J'ai survolé le marché du neuf et celui de l'occasion , avec ces critères en entrée. Je dois préciser que j'ai oublié des gammes entières, chez Fuji par exemple, ou Olympus en µ4/3 dans un premier temps. Ensuite, j'ai pu me pencher sur un truc qui semble déterminant:
l'encombrement

Ce n'est pas - à mon sens - un critère mesurable, mais une réponse à la question mais mais où diable vais-je bien pouvoir me carrer ce p..... d'appareil ?. Respectant une accessibilité satisfaisante, en particulier répondant à la problèmatique inititiale de la balade motocycliste, mais également à celle triviale de se libérer rapidement les mains pour pouvoir pisser, j'ai identifié trois catégories:
minuscule: se glisse partout, jusqu'à - parfois - la poche de chemisette, au moins la poche du jeans. La forme - en galet dépourvu d'aspérité par exemple - peut faire accepter des dimensions au-desssus de réellement minuscule. Les smartphones peuvent entrer dans cette catégorie, certains vrais compacts, dont des étanches, et peut-être quelques hybrides (Nikon 1 ?).
petit: trouve place dans les petits contenants non spécifiques, immédiatement accessibles, typiquement le baisenville, sac banane, pochette, etc., la poche extérieure d'un sac Eastpak. Il pourra également rester autour du cou, impérativement glissé sous le blouson fermé en conduite moto. Le choix est vaste. La taille d'un NEX sans viseur (C3, A5000) sera très bien. En forçant un peu, on pourra tenter le NEX avec viseur (6, 7, A6000, etc.), voire, avec un bon chausse-pied, un petit réflex. Ce qui est déterminant, plus que l'épaisseur, c'est la protubérance de l'objectif, 20 à 30 mm étant une base raisonnable. Or, les pancakes sont rares, et encore faut-il qu'ils conviennent optiquement.
moyen (pas trop gros): quand la protubérance de l'objectif sera passée à ~70mm, plus éventuellement un paresoleil rétractable à poste, on passerait de la poche exterieure à l'intérieur du sac à dos, ce qui est peu satisfaisant. J'utilise donc une autre solution: la sacoche double usage. Une sacoche - actuellement Posso, mais ce n'est pas obligatoirement un modèle spécifique photo - munie d'une courroie à multiples configurations, elle peut se porter en ventral, ou de coté. Elle rentre sans problème dans le sac à dos, si sac à dos il y a. Elle accueille confortablement l'appareil, quelques accessoires, ainsi que portefeuille, tabac, téléphone.

Sur le poids, qui peut considérablement varier toutes caractéristiques égales par ailleurs, je ne donnerai qu'une opinion. Elle est que aujourd'hui les concepteurs savent traiter vibrations intrinsèques, rigidité et robustesse pour un appareil léger. Beaucoup d'utilisateurs préfèreront le lourd pour cadrer et l'impression de solidité. C'était mon cas, j'ai évolué, quitte à adapter ma façon de cadrer. Et puis un appareil très lourd, à dimensions égales, peut être mal adapté au transport en poche ou pochette. Ceci dit, il reste le plaisir bien connu d'avoir l'impression de porter du lourd.

J'ai précisé le critère d'encombrement et établi ces catégories très tard, après plusieurs choix. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte que ma recherche était sans doute stérile. A l'extrême, un A7R équipé d'un 28 ou 35 mm, qui ressemble alors furieusement au R1, peut satisfaire les critères de la catégorie moyen.

la promenabilité (sic):
Un utilisateur (mézigue), un contexte d'utilisation (la promenade dont la motocyclette), tous les critères cochés, dont l'encombrement: j'ai constaté que ça pouvait ne pas suffire pour valider un choix.
Il peut se produire que je sois mal à l'aise avec cet appareil en utilisation, quelque chose qui aurait à voir avec la peur d'abîmer, plus précisément la crainte d'agresser un bel objet cher et neuf. C'est tout con, mais si je ne peux pas poser l'appareil n'importe où sans inquiétude, c'est râté.
Ce n'est pas toujours clair avant d'avoir l'appareil en main, voire avant une première utilisation réelle.
C'est en grande partie irrationnel, avec néanmoins quelques critères. Le prix devrait être important, en fait pas tant que ça une fois que l'achat est révolu. La robustesse ressentie est importante. etc. Il peut arriver qu'insister suffise à rendre un appareil "promenable".
Ce peut être totalement irrationnel, et relever de l'encadré le lâcher-prise, voir plus bas.
L'Olympus E-P5 et son beau 17mm, une fois libéré du viseur et malgré un poids important est éligible. Mais il est trop beau, trop cossu, peut-être trop perfectionné si ce n'est trop parfait. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer les premiers gnons qu'il va prendre en utilisation. Ce type d'appareil nu n'est pas gnons-aware, il appelle le bel étui de cuir (de gazelle de Zanzibar). C'est du moins comme ça que je le vois, et c'est ce qui importe. Je l'aurais eu pour le même prix, mais dépucelé, portant quelques beaux stigmates d'utilisation, je l'aurais sans doute mieux accueilli. Peut-être en noir aurait-il été plus acceptable ?
Un exemple d'appareil qui passerait l'épreuve de promenabilité "con los dedos en la nariz": le Canon G15, nécessairement d'occasion.
Au moment où j'ai commencé la recherche d'un appareil-compagnon, l'A7R ne convenait pas, je pensais qu'il était trop gros, en fait il était trop neuf. Aujourd'hui, il est juste un poil trop encombrant, mais il est qualifié pour la promenade.


évolution

un RX100

Juste pour mémoire, parce que j'ai ensuite regretté cette indécision, je ne me suis pas décidé à temps pour un Sony RX100 (premier de la ligné) en état parfait de fonctionnement mais qui avait bourlingué et ne le cachait pas.  Il faut dire qu'à ce moment-là le critère du viseur venait d'être posé.

le NEX-C3

Acheté en septembre 2016, sur eBay - enchères, donc décision forcée, état du neuf, ~ 600 déclenchements, dans sa boite. Seul enchérisseur, je l'ai obtenu pour peu, en grande partie couvert par le prix de la batterie et du chargeur dont j'avais besoin par ailleurs.
C'est un bas-de-gamme, il lui manque quelques fonctionnalités, dont certaines ont été simplement dévalidées, donc sans diminution du coût de production. En revanche j'ai retrouvé le capteur APS-C que je connais et apprécie.
Je l'ai beaucoup utilisé:
pour les images d'objets, équipé d'un vieux 50mm f3.5 macro Canon FD, depuis que j'ai renoncé aux flashes, et malgré l'absence de télécommande et la limitation du retardateur à 10s.
pour de la macro utilitaire - évolution d'une plaie, à transmettre au médecin - grâce au 30mm f3.5 Sony E et au mini flash.
et comme compagnon léger de promenade, à pied et à moto, sans lui en attribuer vraiment le titre. Le plus souvent possible avec le 24mm Zuiko. J'ai donné une chance au pancake 16mm f2.8 Sony E, très utilisable. J'ai testé un Meike 28mm f2.8 manuel, pas mal. Le 30mm macro supporte bien un polarisant et la photo de promenade.

Je continuais à espérer un appareil plus petit et proposant un viseur, mais inconsciemment j'essayais d'améliorer ma technique de visée sur écran, et j'avais élaboré et adopté la sacoche ventrale.

le E-P5

Quand j'ai vu description et images de cet Olympus E-P5, en bundle avec un excellent 17mm f1.8 réellement utilisable en AF et en MF, et le viseur VF-4, j'ai pensé avoir trouvé mon appareil idéal, petit et proposant un viseur. En fait, j'ai eu envie de cet objet, j'ai préféré oublier que je cherchais un tout-terrain rustique, je me suis laissé induire en erreur quant à l'encombrement par la ressemblance avec les OLYMPUS PEN  de jadis.
Quand je l'ai eu entre les mains, j'ai monté le viseur, c'était gros, lourd et surtout ça piquait - heureusement dans tous les sens du terme - de partout à cause de la protubérance du viseur, au demeurant réellement excellent.
Sans viseur, l'appareil entrait sans problème dans la catégorie moyen. J'ai approvisionné un objectif-bouchon 15mm f8, avec lequel on pouvait prétendre à la catégorie petit.
En même temps, j'ai voulu découvrir et tester ce que l'appareil promettait en excellence technologique.

le lâcher-prise (technique):
Ce sera, face à l'évolution technologique, le fait de consciemment et activement accepter les nouvelles propositions, et l'idée que cette acceptation peut, après un effort initial, au moins préserver le plaisir. Cette acceptation se fera soit préalablement à un choix et le déterminera, soit après un choix peut-être inéluctable et concernera l'utilisation. On a juste une alternative lâcher-prise vs résister, pas nécessairement un bon choix et un mauvais. A mon sens, un mauvais choix serait d'avoir une attitude systématique, voire militante. Des exemples: livre ou liseuse, Mont-Blanc ou Mac, GPS ou pas; lors d'une évolution de système d'exploitation, va-t-on ou non bricoler le nouveau pour retrouver le comportement de l'ancien ?
Pour ce qui me concerne dans le sujet qui nous occupe, lâcher-prise, ce sera accepter l'autofocus, lire le manuel, tester le déclenchement via l'écran tactile; ensuite, je pourrai peut-être reconsidérer la nécessité d'un viseur; je pourrai faire de même avec celle des fichiers RAW, mais je ne le ferai pas, le caprice, si c'en est un, est légitime.

A l'issue de cette démarche, j'ai testé sans viseur un paramétrage offrant un choix immédiat AF - MF, mode A ou P, mode de déclenchement, et profitant de l'excellent écran tactile. Les bulles de niveau sont bien meilleures que sur l'A7R (inexistantes sur le NEX). Le seul souci, mais il suffira de prendre un peu de temps pour acquérir le coup de main: difficulté à maîtriser cadrage et bulle au moment précis de du déclenchement tactile, le résultat étant malgré tout généralement correct.

En août 2017, où en suis-je ?

J'ai donc décidé de me séparer du viseur VF-4. J'ai constaté pour l'E-P5 une promenabilité ressentie déplorable. J'ai appliqué la démarche d'étude du manuel de ce dernier au NEX-C3. Je pourrais tenter d'apprivoiser l'Olympus, mais au risque de le buriner par trop de promenades. Je préfère le proposer à la vente dans cet état, je ne peux me permettre de collectionner les appareils, surtout si je veux continuer à faire évoluer mon équipement.
En conclusion provisoire, je reste avec mon NEX, dont je continue à améliorer l'utilisation, et cherche à tester le 20mm f2.8 natif.


Le 13 octobre 2017, où en suis-je ?

Le viseur VF-4 puis le reste de l'équipement E-P5 ont été correctement vendus. Vendre est un exercice désagréable, j'ai dû me soumettre aux règles léonines du couple eBay/PayPal, mais what else ?. J'ai utilisé le NEX, je l'ai beaucoup promené. L'écran pour la visée reste un désagrément, atténué par l'utilisation quasi exclusive d'optiques AF. J'ai dû faire des images "médicales" tous les deux jours, le 30mm macro avec le petit flash ont parfaitement rempli leur mission.

J'ai pu acheter un 20mm f2.8, qui m'a convaincu. Les 16mm, 20mm et 30mm acceptent les mêmes accessoires (pare-soleil, filtres), ça donne un bel ensemble. Une petite galerie est à venir.

Enfin, the last but not the least, j'ai trouvé mon téléphone-photographe. J'avais envie de RAW. Les recherches sur la toile - pour établir une short list - ont été pénibles, grande difficulté pour savoir si oui ou non pour tel appareil le RAW était opérationnel. Seul le LG G4 ressortait, de plus j'ai pu télécharger de vrais .dng issus de cet appareil, les développer dans Lightroom, et prendre connaisance de la procédure pour les obtenir. En définitive, j'ai pu commander sur le marché gris foncé un LG V10 AT&T (mais unlocked), qui est un G4 amélioré (mais même caméra arrière) non importé en France même dans sa version non AT&T. Pour 135€, c'est à dire un prix acceptable pour un téléphone.
Je n'avais pas vraiment saisi que f:1.8, c'est f:1.8 fixe. Globalement, après les premières promenades, je suis tout à fait satisfait des possibiltés photographiques de l'objet.
Une galerie des premières images: pour chaque image  on trouve en haut ou à gauche, le RAW développé, en bas ou à droite, le JPEG issu de l'appareil. 


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